
Finances
La transparence financière est la divulgation complète, précise et compréhensible des informations financières.
Une organisation est transparente lorsqu’elle montre de manière honnête et lisible comment elle collecte, dépense et gère son argent.
La transparence procède de la volonté d’instaurer un climat de confiance avec l’ensemble des parties prenantes — administrés, administration, prestataires, prêteurs, etc. — dans la manière de définir les priorités et de répartir l’effort financier. Cet exercice reste toutefois difficile à assumer lorsque l’ordonnateur n’a pas la conviction d’avoir tout mis en œuvre pour garantir un équilibre juste et impartial des dépenses dans l’ensemble des domaines relevant de sa compétence.
Pour nourrir cette transparence, il faut à la fois enregistrer chaque opération avec un niveau de détail suffisant pour l’identifier précisément, puis la catégoriser, l’analyser, la rapprocher d’autres données et la comparer.
Il est, par exemple, pertinent de s’interroger sur le coût de la sécurité pour les administrés de la commune. Pour y répondre en toute transparence, il convient d’agréger l’ensemble des dépenses correspondantes, ainsi que les éventuelles économies associées, qu’il s’agisse des dépenses de fonctionnement ou des investissements.
Cette obligation de transparence, c'est le fondement même de la politique de gouvernance que doit être en mesure d'assumer n'importe quel responsable en charge d'une collectivité.
Actualités en matière de Finances
Les résultats financiers de 2025 et les prévisions de 2026 (budgets) ont été présentés et adoptés par le conseil municipal lors de sa séance du 21 avril 2026. Dans les grandes lignes la santé financière de la commune est plutôt bonne, elle bénéficie de rentrées fiscales significatives (plus de 1,2 M€) et la charge de la dette est modérée.
Mais alors quel serait le problème?
La question n'est pas de savoir si la commune est ou pas en faillite (heureusement) mais de regarder comment elle pourrait faire plus ou mieux avec une gestion plus raisonnée.
La structure des dépenses de la commune en 2025
La masse salariale représente 38 % des dépenses de la commune, ce qui la situe dans la fourchette basse des communes comparables.
Les dépenses liées aux bâtiments, qui arrivent en deuxième position, s’expliquent principalement par l’achèvement de plusieurs programmes ainsi que par la fin des réparations consécutives à la grêle.
Cette analyse, qui regroupe les dépenses de fonctionnement et d’investissement, met clairement en évidence la répartition de l’effort financier global de la commune entre les différents domaines relevant de ses compétences.
Elle met également en lumière les postes les plus coûteux, pour lesquels des pistes d’amélioration pourraient être recherchées, notamment les consommations d’électricité et de gaz, qui représentent à elles seules un peu plus de 9 % des dépenses en 2025.
Le détail des fêtes et cérémonies
En 2025, les dépenses consacrées aux fêtes et cérémonies atteignent près de 129 000 €, à quelques centaines d’euros près. Face à cela, les recettes enregistrées s’élèvent à 26 000 €. Ce choix budgétaire représente donc, pour la commune, un coût net de 103 000 €.
Or, à titre de comparaison, les communes rurales de moins de 2 000 habitants consacrent généralement entre 0,5 % et 2 % de leurs dépenses de fonctionnement à ce type d’événements. Rapporté à Moncourt, cela représenterait environ 40 000 €. Nous sommes donc ici à un niveau de dépense près de 2,5 fois supérieur aux pratiques habituellement observées dans des communes comparables.
Ce niveau de dépense ne traduit pas seulement une politique d’animation dynamique ; il révèle surtout un choix politique clair dans la hiérarchie des priorités municipales.
La vraie question est donc simple : jusqu’où est-il raisonnable de consacrer de tels moyens aux fêtes et cérémonies, alors que d’autres besoins de la commune pourraient légitimement appeler des arbitrages plus mesurés et plus utiles au plus grand nombre ?